Dernières escales.....Hoëdic, la perle, pour dernier goût
- lilychkaya
- 5 sept. 2016
- 3 min de lecture
Cette tournée Pianocean 2016 s'achève.....et de quelle façon! Après plus de 150 concerts en deux mois et demi, des milliers de sourires, des tonnes de soutien, de nouvelles chansons, des sacs remplis de photos, de coquillages, de fleurs d'immortelles...bref de très chers souvenirs ...Nous voilà parés pour hiverner la belle Lady Flow. Après le dernier concert à Vannes, nous partons pour une semaine de tournage-reportage, et de plaisir, sur la petite île d'Hoëdic, qui nous avait tellement touché en juillet dernier... Et quel accueil!
La tournée s’est terminée sous un grand ciel bleu et un soleil qui commence à peine à pâlir en ce tout début du mois de Septembre. Hoëdic est une petite île, tout près de Houat et de Belle-Île. C'est une petite perle posée là, bien à plat, offerte aux vents et remplie de champs d’immortelles. Ce sont ces fleurs jaunes, à l’odeur de poivre et de bruyère, qui restent à tout jamais parées de leurs si jolies couleurs si elle sont cueillies en fleur. Immortelles...peut-être pas, mais toujours d’or.
Cette île est étonnante. Une toute petite communauté, à peine 100 habitants, vit là, suspendue dans l’océan. C’est une micro société, 6 enfants sont scolarisés sur l ‘île, les autres vont à Houat lorsqu’ils sont en âge d’aller au collège. Il n’y a pas de voiture, juste des petits chemins qui mènent à des champs de fleurs, de lande et de bruyère. À des plages au sable blanc, à l’eau transparente, et je l’avoue, très rafraîchissante ! À des criques plus escarpées, parce qu’exposées plein Ouest. Des criques où le bois, les plumes, les os et les coquillages viennent s’échouer. Mémoires du vent.
Car il y a ce vent. Ici aucun relief ne protège les habitants de ce souffle presque continu. Alors ils ont construit un tout petite village, où les maison se serrent les unes aux autres et se tiennent chaud. Et même s’ils ne sont pas si loin du continent, ce sont de véritables insulaires. La vie y est souvent douce, le rythme étiré, on n’y court pas. Sauf bien entendu les enfants, qui eux jouent dans la lumière du soir, pieds nus, en hurlant à la joie sur leurs bicyclettes flambantes. La capitaine du port nous a avoué que l’île appartenait en fait aux chiens et aux enfants. Qu’eux autres, les adultes, ne faisaient qu’y errer, se prenant au sérieux, jouant aux grandes personnes. La vie y est aussi solitaire, un huis clos où tout le monde connait tout le monde, enfin le croit et le colporte. Où l’hiver y est froid, venteux, et parfois coupé du continent. Bien sûr la vie a aussi beaucoup changé. La pêche n’est plus un véritable revenu et ce sont pour la plupart des anciens à la retraite qui peuplent l’île. Mais pas que.
Nous y avons été accueillis en véritables amis. Nous nous y sommes promenés, baignés, y avons joué de la musique et chanté, jusque tard dans la nuit. Et y avons bu un peu aussi. Mais uniquement afin de respecter ce rituel sacré qu’est le Bar, (« la Trinquette » ici en l’occurrence, tenue par la Jeanne) et qui, dans une aussi petite communauté, revient à être avec presque tout le village ! Quel plaisir, quels échanges !
Et y avons enfin cuisiné et mangé des morgats fraîchement pêchées (des seiches) et un superbe bar, tous deux offerts par les pêcheurs. Les avons mangé avec les doigts, sous les étoiles luisantes et dans des rires francs. Le bonheur d’être simplement.