A N N E - L I S E L E P E L L E C
Photographie
Mais j’essaie. Non, je le sens bien, je ne peux pas laisser s’échapper quelques belles histoires.
Quelques journées précieuses passées à vagabonder dans la lande violette, où la bruyère vient doucement vous dire les saisons qui passent.

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Pont du G'art
L'Animal au Carré

En septembre 2025 je suis choisie par la DSDEN du Gard comme artiste associée au dispositif « Pont du G’Art », réunissant 60 écoles des environs du Pont du Gard et 1175 écoliers. Pour ce projet, j'ai créé une série d’images autour du thème commun « L’Animal au Carré » et j'ai accompagné les élèves par des capsules vidéo présentant ma démarche artistique, les techniques utilisées et le sens que j'ai choisi de donner à ce thème. Ce projet d'envergure a donné lieu à une exposition collective des élèves et à une exposition personnelle, dans la salle d’exposition du Pont du Gard, ainsi qu’à une vidéoprojection monumentale de certaines de mes images sur le site. En voici un court extrait :
Parler de « l’Animal au carré » c’est joindre, bout à bout, les différents éléments qui constituent le suc même de notre identité étrange. Polymorphe. Car qui entend dans « l’Animal » véritablement « l’Humain »? Oh, bien sûr nous savons, avec la tête, que nous en sommes, nous faisons partie de ce règne animal. Mais je crois, très naïvement peut être, que lorsque l’on lance sur la table » l’Animal », nous pensons dans le même élan aux animaux. Nous allongeons les corps, sortons griffes, déployons plumes et écailles, nous nous mettons à imaginer un monde du dehors, très différent du notre. Nous nous sommes extériorisés, rendus spectateur de notre environnement.
Nous usons d’ailleurs des mots « Nature » et « Animaux » comme l’on décrirait un décor ou installerait un cadre.
Le cadre, justement. Ce deuxième mot bien humain, trop humain presque. Le carré, la boîte, la maison, la prison ou la cage. La puissance aussi.
Le carré est une invention et une forme strictement humaine. Elle n’existe pas dans la nature.
Une forme pratique, empilable, étiquetable. Ce « carré » nous sert à organiser, à ordonner et peut-être à « comprendre mieux » ce qui nous entoure. Comme si nous avions, en un instant donné, « dézoomé » , avions regardé autour de nous, différemment.
Une fissure de notre regard serait alors apparue en nous.
Regarder autrement.
Une faille qui, dans sa même apparition, nous offrait notre plus grande blessure et notre plus belle nature. Tel l’art des japonais, le Kintsugi, qui panse l’endroit de la fêlure avec un peu d’or.
L‘or du regard. Car le regard n’est pas un cadre, c’est une relation.
Et si nous nous sommes extériorisés de notre environnement nous avons par le même geste commencé à dire ce « dehors », à le parler, le chanter, le danser ou le peindre. Les Hommes peignaient des bisons au fin fond des grottes parce qu’ils savaient déjà les voir. C’est notre corps qui reconnait ce qu’il a presque oublié : que le monde est pleins d’yeux et que ces yeux nous regardent aussi.
La paréidolie n’est pas un simple jeu de l’esprit, c’est une blessure, et peut-être alors un symptôme animé de notre exil. Une évocation de notre nature la plus intime. Car après tout, nous sommes faits de chair et de chants.
Ne sommes-nous pas tous d’une certaine manière des thérianthropes? Ces drôles d’être hybrides, mi-hommes, mi-animaux. Nous semblons porter des fragments épars, des traces en nous d’autres espèces ; biologiques, symboliques ou imaginaires.
En me parant de plumes ou en plumant autour de moi d’autres, je n’ai pas cherché à imiter, j’ai cherché l’acte primaire du Jeu. Car jouer est très sérieux. Pour nous, mammifères, c’est notre voie privilégiée vers l’apprentissage et la connaissance.
Jouer, ce n’est pas faire semblant.
C’est entrer en relation.
C’est laisser l’autre entrer en relation avec nous, en nous.
C’est physique.
Je ne joue pas à l’animal, je deviens autre. Pas par magie.
Par attention.
Notre culture occidentale nous a peu à peu mené à croire qu’il y avait d’un côté le « dehors » et de l’autre le « saint dedans humain » ; mais nous ne sommes pas extériorisables ; nous sommes organiquement liés à chaque partie du vivant, d’une manière inextricable et toujours plus subtile qu’il n’y paraît.
Je crois intimement en la tendresse.
Non comme une représentation naïve et doucereuse ; mais comme un geste fondateur et fondamental.
Non comme une émotion mais comme un acte risqué. Un acte engagé dans ce face à face avec le vivant, en égaux.
Reconnaître qu’à bien y regarder nous sommes tous dans le même passage. Et que ce geste, cette tendresse est tel un pacte fragile mais nécessaire entre nous et le monde. Peut-être le plus important. Un geste qui dit sans dire : « Je te laisserai être autre ».
Ainsi il se pourrait que la dernière image de cette exposition, « l’homme au cheval » retrace un peu de cet acte fragile.
L’or de la tendresse qui répare sans effacer la blessure.
Je chéris mes lectures de ces derniers mois qui me firent dériver toujours un peu plus loin de mes premiers pas ; de Derrida à Morizot, des grottes pariétales magistrales à des pierres de rivière minuscules… et puis un peu de cher Bobin à qui je dois de m’avoir offert sur ces dernières semaines, l’ultime phare pour conclure cette drôle d’aventure. Cet « Animal au carré » qui m’a suivie, m’a regardé et que j’ai regardé avec attention.
« Je crois qu’habiter poétiquement le monde c’est l’habiter aussi et d’abord en contemplatif.
Contempler est une manière de prendre soin.
C’est casser tout ce qui en nous ressemble à une avidité, à une attente ou un projet. Regarder et s’émouvoir de l’absence de différence entre ce qui est en face de nous et nous.
Que faire de mieux que de saluer ceux qui sont dans le passage comme nous. »
Bobin









Les Archives départementales du Gard
Lauréate de l’appel à projets des Archives départementales du Gard pour le dispositif « Ateliers Nomades », j'ai conçu et animé 18 ateliers à travers tout le département autour du thème « Les saisons et le monde du vivant ».
Associant cyanotype et poésie, ces ateliers relient les archives départementales à la création contemporaine, à l’onirisme et aux documents anciens, dans des formats courts mais porteurs de sens.





Polaroid lift...Photographies sur papier aquarelle, verre et pierre de rivière

Wave me... Drapée d'enfance. Transfert de Polaroïd sur papier aquarelle


As we dissappear... Polaroid transfert sur une pierre de rivière


Polaroid lift sur papier aquarelle- Diptyque - "Si tu danses, tu ne meures pas"
Concert-Lecture-Documentaire

Le 19 Mars 2025 à St Hippolyte-du-Fort venez voir un documentaire coréalisé par bibi, suivi d'un concert-lecture avec Marieke Huysmans Berthou, projet PIANOCEAN.
S'en suivront des échanges sur la place de la poésie dans nos sociétés contemporaines ( vaste sujet..vraiment(pas)d'actualité) .
Tout cela en "Entrée libre" avec une super buvette pour la papote !
Ramène tes potes et Viens!.
Cet événement s'inscrit dans le cadre d'une résidence de territoire en pays cévenol, financée par la Drac Occitanie et le département du Gard. Et ce spectacle se fait en partenariat avec l'École des Arts Vivants de St Hippolyte et l'Association Labelulysse.
Je vous en dirais plus au prochain épisode !
Exposition " Mythographies" aux rencontres d'Arles
Juillet 2023




Sous le ciel de l'Ouest... toujours en voyage !

Notre documentaire, réalisé avec Pierrick Le Pellec, poursuit sa belle route et parcourt les festivals ! Le voyage n'est jamais fini.
Merci à tous les spectateurs et spectatrices, merci pour vos beaux accueils et précieux retours!
Sortie du livre Pianocean, Les Celtiques
Parution le 03/10/ 2020
Le deuxième opus de cette incroyable aventure sort tout bientôt ! À quatre mains et deux cœurs...
De l'Irlande de nos vingt ans jusqu'aux Hébrides de nos aujourd'hui(s).
D'un océan Atlantique qui devient très Nord jusqu'aux soleils insomniaques des hautes latitudes.

Ciné Haïku
Je suis heureuse de vous annoncer qu'avec Vincent Prête nous avons gagné le concours Ciné haïku du mois de février avec comme thème imposé "Promesse" et comme contraintes: 3 plans en 30 secondes maximum.
Si j’avais su voir aux heures sombres
L’ovale de tes mains paysages-
Le brin d’une promesse.
Notre documentaire est parti pour un tour du monde...des festivals!
"Poetry swell, sweat and sound"
Marieke Huysmans Berthou

Sortie du Livre Pianocean, Le Sail de la terre
le 2 mai 2019
Glénat


Je suis très fière de vous annoncer la parution de mon premier livre, en collaboration avec Marieke Huysmans Berthou sur son projet Pianocean, publié par la très belle maison d'édition Glénat !
Un livre qui parle de sel et de poésie.
D'un rêve dans la tête, tissé par les vers d'un poème ivre et l'histoire d'un pianiste de l'océan quand on a tout juste vingt ans.... jusqu'à sa réalisation.
Donner corps, rendre "son".
Réaliser ses rêves....c'est ça prendre la vie au sérieux.
Parution nationale le 2 mai chez votre libraire ou sur le site de Pianocean en pré-commande
Exposition
Restitution d'une résidence artistique de 3 mois dans un collège du Gard
Vernissage le 21 mai 2019
Portfolio du projet ici



